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Plateforme électorale à l’égard du Saint-Laurent

Stratégies Saint-Laurent présente sa plateforme électorale dans le cadre des élections provinciales de 2018. Notre organisme cherche à sensibiliser l’ensemble des partis politique aux problématiques liées à la protection, l’utilisation et la gestion intégrée du fleuve Saint-Laurent. Nous souhaitons l’élection d’un gouvernement qui s’engagera résolument à promouvoir la participation des collectivités riveraines dans la protection, la réhabilitation et la mise en valeur du Saint-Laurent.

C’est pour contribuer à atteindre ce résultat que Stratégies Saint-Laurent interpelle les aspirants gouvernants. Notre plateforme propose plusieurs grands chantiers prioritaires liés au Saint-Laurent. Par exemple: 

1) Mise en oeuvre de la Gestion intégrée du Saint-Laurent (GISL)

La gestion intégrée du Saint-Laurent (GISL) se concrétisera par la mise sur pied de 12 tables de concertation régionales (TCR) et, à terme, par la mise sur pied d’une Table de concertation nationale (TCN). Permanentes et autonomes, les tables de concertation régionales permettent aux différents intervenants régionaux de se réunir afin de planifier et d’harmoniser leurs actions. Ces mandats de concertation (TCR) ont presque tous été confiés à un ou à des Comités ZIP (5 sur 6). L’échéance de l’établissement du réseau est prévue d’ici 2021.

2) Les espèces exotiques envahissantes, une menace pour l’écosystème du Saint-Laurent

On retrouve dans les eaux du Saint-Laurent et dans les milieux humides qui le bordent de nombreuses espèces à priori étrangères et potentiellement nuisibles à cet écosystème. Ces dernières, les espèces exotiques envahissantes, peuvent parfois devenir très problématiques et susciter de nombreux impacts tant au niveau écologique, économique et social.

3) Les nécessaires aires marines protégées (AMP)

En signant la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique, le Canada a consenti à un objectif international qui vise à conserver 10 % des zones marines d’ici 2020. Le Québec a également pris des engagements à cet effet.

4) Réduction de l’empreinte des matières plastiques

Des microplastiques ont été découverts chez 114 espèces aquatiques. Or plus de la moitié d’entre elles finissent dans nos assiettes. Chaque année, entre 5 et 13 millions de tonnes de plastique se déversent dans les océans. La lumière du soleil, le vent, les vagues et la chaleur décomposent ce matériau en fragments si petits que le plancton, les bivalves, les poissons, et même les baleines, prennent ces mini-débris pour de la nourriture.

5) La fin de l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures dans le littoral et dans le Saint-Laurent

Le gouvernement a récemment fermé la porte à la fracturation hydraulique dans la vallée du Saint- Laurent, mais l’a autorisé dans toutes les autres régions de la province, en plus de permettre les forages aux limites des milieux naturels protégés et en milieu hydrique. Le gouvernement compte autoriser les entreprises à réaliser des « levés géophysiques », des opérations qui peuvent nécessiter l’utilisation d’« explosifs ». Les pétrolières et les gazières pourront également mener des forages exploratoires, y compris des forages horizontaux, ou encore des opérations d’exploitation d’énergies fossiles directement dans les lacs et les rivières du Québec (présenté par le ministre comme un encadrement de l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures en milieu hydrique et humide – Le Devoir, 4 août 2018).

6) Politique de protection des rives, du littoral et des plaines inondables

D’une largeur minimale de 10 à 15 mètres entre le milieu aquatique et le milieu terrestre, la bande riveraine est essentielle pour protéger les habitats et la faune aquatique et terrestre. Les activités agricoles notamment suscitent énormément d’impacts sur les milieux hydriques associés au Saint-Laurent, particulièrement au lac Saint-Pierre, lorsque les bandes riveraines ou des pratiques culturales non appropriées y sont autorisées.

7) Assurer le développement durable de la navigation sur le Saint-Laurent

Depuis 2004, le Québec inscrit son développement maritime dans une approche durable via la Stratégie de navigation durable pour le Saint-Laurent développée par le Comité de Concertation navigation (CCN) du Plan d’Action Saint-Laurent (PASL). Aussi, depuis 2015, le Québec s’est doté d’une Stratégie Maritime du Québec (SMQ). Celle-ci reconnait, entre autres, deux axes qui interpellent particulièrement Stratégies Saint-Laurent et ses membres, soit la protection de la biodiversité du Saint-Laurent et la mobilisation des communautés riveraines. Également, toute une batterie de mesures sont associées au développement durable de la navigation maritime au Québec. Il faut s’assurer que les moyens seront maintenus voire bonifiés afin de s’assurer que le développement de la navigation demeure durable.

8) Stratégie québécoise de l’eau : bonification et amélioration

La Stratégie québécoise de l’eau (SQE) 2018-2030 prend le relais de la Politique nationale de l’eau, lancée en 2002. La Stratégie sera mise en oeuvre par l’entremise de trois plans d’action successifs. L’ensemble des mesures prévues dans le premier plan d’action (2018-2023) représente des investissements de plus de 550 millions de dollars.

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