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Érosion côtière

L’érosion des rives du Saint-Laurent est causée par de nombreux facteurs, à la fois naturels et humains. Les processus en cause font en sorte que les substrats des berges se détachent et sont emportés par l’eau sous la forme de particules fines qui sont déposées plus loin en aval. L’érosion des rives du Saint-Laurent et des îles qui s’y trouvent occasionne par ce fait la disparition de plages, de bandes riveraines, d’habitats fauniques et floristiques. L’érosion génère également des impacts non négligeables sur les infrastructures et terrains, privés comme publics situés en rives.

En milieu fluvial, suite à l’érosion d’une berge, on peut également noter une dégradation de la qualité de l’eau causée par l’augmentation des particules en suspension. En effet, les sédiments fins qui se détachent des rives lors du processus d’érosion demeurent en suspension dans l’eau jusqu’à ce qu’ils soient évacués par les courants.

Facteurs à la fois naturels et humains

Parmi les facteurs naturels qui agissent sur l’érosion des rives, on retrouve : les cycles gel-dégel, les vagues, les marées, les fortes pluies, les tempêtes, la hausse du niveau de la mer. Pour ce qui est des facteurs humains, on retrouve : la destruction de la végétation naturelle, les barrages sur les rivières et l’artificialisation des rives (remblais, structures de protection, etc.).

Impact des changements climatiques

Depuis quelques années, le recul des côtes du Saint-Laurent semble être en croissance. Dans le contexte des changements climatiques actuels, la hausse du niveau des mers dans l’estuaire maritime et le golfe, combinée aux activités humaines, accentuera cette tendance. Dans l’estuaire maritime et le golfe du Saint-Laurent, ce phénomène représente déjà une menace pour les activités humaines et les infrastructures de transport situées près des côtes.

D’après Ouranos, la valeur du patrimoine bâti menacé par l’érosion d’ici 30 ans est importante : pour la Côte-Nord, plus de 50% des collectivités côtières abritant près de 100 000 personnes sont à moins de 500 m des rives.

Impact de la navigation

En amont, dans la partie fluviale du Saint-Laurent, l’érosion des berges peut être associée au transport maritime. Les berges des îles à proximité de la voie navigable du Saint-Laurent sont vulnérables au batillage, des vagues générées par le passage des navires. Plusieurs facteurs entrent en considération pour l’effet du batillage : la vitesse et l’importance des navires et autres embarcations, la distance avec la berge, le type de sédiments qui composent la berge, etc.

De plus en plus,  l’industrie maritime se conscientise à l’impact de son activité. Elle a par exemple adopté des mesures volontaires de réduction de la vitesse des navires. Pour en savoir plus >>>.

Plusieurs comités ZIP sont impliqués dans des travaux de recherche sur le suivi de l’érosion des berges de même que dans des activités d’information et d’éducation des citoyens et des collectivités riveraines, afin de trouver des solutions d’adaptation.

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Plage Jacques-Cartier, Québec
Crédits : Marie Lagier


Sources et informations :

  • Comité ZIP Les Deux Rives >>>
  • Comité ZIP du Sud-de-l’Estuaire >>>
  • Côtes-à-Côtes face aux risques côtiers >>>
  • Ouranos >>>
  • Fiche sur l’érosion des berges en eau douce produite par le Programme de suivi de l’état du Saint-Laurent >>>
  • Document sur l'érosion des rives par le batillage disponible sur le site de la Garde côtière canadienne >>>
  • Stratégie de navigation durable pour le Saint-Laurent >>>


 

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